La patience est la mère de toutes les vertus

J’entends crier « une histoire, une histoire ». Siiiii je vous dis !!! Je l’ai entendu.

Bon ok…c’est vraiment parce que vous réclamez ! :p

Il était une fois un prince, grand, beau, fort, cuisinant divinement bien (ça, c’est juste pour le rappeler, le repas de ce midi était mmmmmmmmh 🙂 ).

Bon, la perfection n’étant pas de ce monde, notre prince avait quand même un petit défaut. En allant voir son guérisseur pour une visite de contrôle, et après avoir effectué les sorts d’usage, ce dernier lui indiqua que sa potion testeuse de calme était passée de la couleur verte au rouge vif en un quart de millième de seconde.

« Mon prince », lui dit le guérisseur, « ceci est très mauvais pour votre santé. Si je ne vous soigne pas, c’est tout votre corps qui va prendre cette couleur rouge vif et vous allez finir par imploser ! ».

« Holala…lala… » se dit le prince. « Mais que dois je faire? »

« Et bien tout d’abord, nous devons vérifier si vous êtes en surchauffe passagère, ou s’il s’agit bel et bien d’un état constant. Prenez cette potion. Pendant 3 jours, prélevez en une petite goutte matin, midi et soir et posez là sur le creux de votre bras. Si elle vire au rouge…rouge vif, c’est qu’il y a urgence. »

« Fort bien » dit le prince.

Et il reparti avec cette drôle de prescription.

Pendant 3 jours, matin, midi et soir, la princesse déposa une goutte de la mixture sur son bras. Pendant 3 jours, matin, midi et soir, la goutte vira au rouge écarlate… Il était temps de faire quelque chose.

Après une nouvelle entrevue avec son guérisseur, notre prince reparti avec un parchemin l’autorisant à récupérer un stock d’essence de paresseux, apparemment le remède miracle pour son mal, à prendre à heure fixe une fois par jour.

C’est ainsi que trois mois passèrent et notre prince, tout détendu, se trouva soudain sans remède. Le drame… Et il traîna, traîna, à retourner voir son guérisseur, tout en sentant que son corps se remettait à bouillir sous son armure.

La princesse lui répétait inlassablement « vous êtes allé voir notre guérisseur? non? Il le faut pourtant, ne traînez pas ».

Enfin, un jour de pluie battante, le carrosse fut attelé pour que le prince et la princesse se rendent dans la cabane du guérisseur. Celui-ci était affublé d’un drôle d’objet, lui cachant quasiment tout le visage, on ne voyait plus que ses yeux. Cela lui donnait une voix étrange. Un son sourd se faisait entendre au milieu des bois « Coooooo coroooooo naaaaaa ». Surement le rite d’une de ces tributs barbares, il ne fallait pas rester là…

Le guérisseur appliqua une nouvelle fois sa potion sur le prince, qui vira de nouveau au rouge vif. Et oui, le prince avait trop tardé, et l’essence de paresseux ne faisait plus du tout effet.

« Il faudrait quand même vous procurer de la potion testeuse, mon prince. Cela serait plus facile que vous puissiez vérifier vous même votre état, afin de savoir si le remède fait effet ».

Un parchemin lui octroyant un nouveau stock (plus petit que le premier) fut donné au prince afin qu’il puisse le récupérer au marché des potions et diableries.

C’est ainsi qu’une nouvelle quête commença pour notre héros.

Les faits, la princesse ne les a pas elle même vécu, car elle était partie récupérer des victuailles au marché voisin, attendant patiemment que son prince la rejoigne. Cela dit, quand ils lui ont été relatés, elle rigolait tellement que c’est presque comme si elle les avait vécu.

Notre prince se présenta donc au marché des potions qui battait son plein ce jour là. 3 autres personnes attendaient leur tour.

Les deux premières passèrent rapidement, laissant place à une troisième, une frêle et naïve paysanne. Le gobelin face à lui amena les différentes potions notées sur son parchemin. 282 potions exactement. Et ben elle devait vraiment être malade…

Avant qu’elle doive sortir sa bourse de pièces d’or, le gobelin demanda à la jeune femme si elle avait en sa possession le sauf conduit du roi, lui permettant de ne rien payer.

« Ah ben non », dit la paysanne penaude. « Je peux aller quérir mon Faune dehors, il en détient une copie »

« NOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN » lui répondit en un souffle la voix gutturale du gobelin. « J’AI BESOIN DE L’ORIGINAL, UNE PALE COPIE NE SAURAIT ME SATISFAIRE ».

Les murs se mirent à trembler, et chacun en son for intérieur, senti une décharge lui glacer le cœur.

Le prince fut sortit de sa torpeur par une fée, le sommant d’approcher. Ouff, il ne voulait surtout pas approcher du gobelin. Il en oublia même d’écouter le devenir de la pauvre paysanne, tellement soulagé qu’on s’occupe de lui.

Il présenta son parchemin à la fée qui lui rapporta en un clin d’oeil le remède.

« Je souhaiterai également récupérer de la potion testeuse de calme » lui dit le prince.

Ravie, la fée lui proposa une potion à déposer sur le bout du nez, ou celle utilisable dans le creux du bras. Le guérisseur lui avait bien spécifier que la première n’était pas très fiable, c’est pourquoi il se dirigea naturellement vers la valeur sure.

Après quelques minutes d’attente, la fée réapparu, la potion dans les mains.

« Je vais vous montrer comment cela fonctionne », lui dit la fée.

« Heu, non c’est bon », lui dit le prince. « Je verrai ça en rentrant au château » (le prince savait que la princesse se languissait de lui au marché).

« Si j’insiste » répondit la fée sur un ton euphorique. « Je n’en ai pas pour longtemps ».

Le prince, résigné, accepta, espérant que la démonstration serait rapide.

« Alors comment ça marche déjà…ah oui, comme ça…oui, on va tester sur vous cher prince », dit la fée avec un large sourire.

« non c’est pas la peine », répondit le prince d’un air détaché.

10 min

« Ah… oui évidemment, vous êtes grand, beau, enfin je veux dire en armure…pas facile moui moui… » dit elle en papillonnant des yeux.

« Ne vous embêtez pas je verrai ça avec ma princesse », dit le prince totalement aveugle.

20 min

« Non ben finalement on va tester sur moi. Ah ben non…je suis une fée c’est vrai, j’ai le bras trop petit… je suis trop fine, parfaite, trop belle. » [elle a pas bientôt fini la greluche !!] rétorqua la fée.

Ahhhhhhhhhhh mais sortez moi de làààààààà. Je veux rentrer, pitié libérez moi, cria le prince

30 min

« Non non pas encore mon prince, on va juste tester comme ca. Ah oups, j’ai fais une fausse manipulation hi hi hi [rire de greluche]. Nan vraiment vous avez de la chance, c’est une très belle potion, impressionnante d’efficacité. »

40 min

Comment ça, ça n’a pas été si long? La princesse a pourtant eu cette impression… Oui parce que pendant ce temps là, les bras remplis de victuailles, la princesse était elle même en surchauffe au moment de régler ses achats. Je mets un saucisson dans une poche, le reste dans mon petit cabas, j’ai déjà une bouteille de lait en équilibre sur la tête…voilà voilà je crois que tout tient…

Enfin, le prince jeta à la fée son sac de pièces d’or, récupéra la potion et partit en courant. Il était libre !

Entre crise d’euphorie et tics nerveux, le prince pu enfin retrouver sa princesse, totalement inconscient de l’envoûtement qu’avait essayé d’exercer la fée sur sa personne.

Et dire qu’il a vécu toute cette aventure juste pour acheter un tensiomètre et vérifier qu’à l’avenir…il serait un peu moins hyper-tendu… 🙂

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