Je ne serais pas cette fille dans la boite

Cette réplique est tirée de la série "La servante écarlate". Je suis en plein dans la 2ème saison et j'avoue que cette phrase m'a marqué. 

Cette histoire est violente, perturbante. Certains commentaires disent « mais ça ne tient pas debout », « c’est impossible », « n’importe quoi ce scénario »…

Je pensais que cela racontait l’histoire d’une société différente de la nôtre. Alors que non. C’est comme si nous partions de notre société actuelle pour arriver à celle de la série. D’ailleurs les flash-backs nous rappellent bien comme c’était « avant ». Je ne vais pas m’étendre sur le fond, car je ne voudrais pas trop spoiler les amateurs.

Plus j’avance dans les épisodes et plus je me dis que pour certaines personnes, cette société existe déjà. J’en éprouve une grande peine et aussi une grande angoisse de m’y retrouvée confrontée un jour.

L’accès à internet et aux réseaux sociaux nous a certes ouvert le monde, mais cela le rend anxiogène. Toutes les folies du monde : meurtres, agressions, privations de liberté, gens qui meurent de faim/froid/soif, du manque d’accès aux soins… Il y en a tellement. Toutes ces folies nous entourent de beaucoup plus près que nos ancêtres qui avaient autre chose à faire que de scroller sur Instagram.

Moi j’ai mon petit plaid, mon chauffage, mon confort et du temps. Je suis sécurisée dans ma vie par l’amour que j’ai pour mes proches et celui qu’ils me donnent, et par ma « position sociale » qui me donne un toit et à manger. Pourtant, je suis capable de passer des heures à regarder ce qu’il se passe dans le monde et à angoisser de sa noirceur.

Je ne comprendrais jamais comment fonctionne ce monde. Comment certaines personnes ayant de l’argent ou du pouvoir (les deux vont ensemble mon capitaine ?) se complaisent dans le fait d’asservir leurs semblables, de les faire souffrir, de les voir mourir…

Pour autant, devrais-je me reclure dans une grotte et vivre comme un ours, je ne crois pas.

Est-ce que moi à mon niveau je fais quelque chose pour changer les choses. Non. C’est triste mais c’est la vérité. Je suis un mouton comme les autres. Je m’accroche à ce que j’ai, au bonheur qui est le mien et que je n’ai pas envie de lâcher. Par contre, je suis un mouton qui réfléchit. Je suis le troupeau, mais parfois, je tourne en rond pendant des heures, puis je prends une autre direction. J’avance toujours vers un but, qui évolue et s’affine avec le temps, mais j’avance.

Je crois que mon anxiété ne diminuera pas totalement. Il faut que j’arrive à l’apprivoiser. A l’heure actuelle elle ne m’embête plus en fait sauf dans quelques situations très spécifiques. Je peux surement l’utiliser comme un moteur plutôt que comme un frein. Il faut encore que je trouve le moyen de la convertir en énergie pour alimenter mon moteur.

Je pense que cela passe par l’action. Agir fait que l’on mène sa vie et qu’on ne la subit pas. L’action donne aussi de l’énergie et permet de bâtir sa confiance en soi. Sauf que l’anxiété épuise, ce qui ne donne plus assez d’énergie pour agir. Vu que l’on agit moins, on subit davantage. Du coup, moins d’énergie, moins de confiance en soi. Du coup, on augmente son anxiété par la sensation qu’on n’arrive à rien. Ça fait mal au crâne hein ?

2023, c’est l’année de mes 40 ans. Pas rien quand même. J’ai l’impression d’avoir déjà vécu plusieurs vies et d’être dans la meilleure de toutes. Une chose est sûre, c’est que je ne veux pas subir ma vie. J’aspire à avoir assez d’énergie pour réaliser mes projets.


Je reprends ce texte après plusieurs semaines, car je ne l’avançais plus. Je ne voyais pas comment le terminer. Maintenant, je sais.

2023 est officiellement démarrée. La période des fêtes m’a paru plus douce que les années précédentes. Et surtout, je n’attendais pas avec impatience que 2022 se termine, comme en 2021 où je vivais ce moment comme un soulagement d’une année qui avait été complexe.

J’ai terminé l’année 2022 dans les bras de celui que j’aime à rire et danser. Celui qui m’a accompagné dans mes joies et mes peines toute l’année. Il a été le témoin de mes moments d’euphorie comme ceux plus sombres où les larmes se mettaient à couler abondamment toutes seules. Nous avons partagé un séjour à Strasbourg qui m’a révélé des changements opérés en moi que je n’avais pas encore remarqué.

Deux fois, nous sommes allés au restaurant. Banal, vous me direz. Oui, mais pas pour moi. C’est (c’était ?) depuis un certain temps un lieu qui m’angoisse, car j’y fais des malaises. Rien de visible, mais à l’intérieur de moi, c’est comme un bouillonnement, chaud, froid, suées, perte d’appétit, nausées… Bref, un bon moment, vous l’imaginez. Et bien là, rien. Enfin si, j’avais faim, j’étais contente d’être là, j’ai mangé avec appétit et surtout je n’en avais plus rien à faire des gens autour de nous et de ce que potentiellement, ils pourraient penser de ma personne.

J’en aurais pleuré de me sentir si bien et si apaisée. J’ai plusieurs idées qui peuvent expliquer ces changements, mais je ne vais pas les exposer. Pourquoi ? Parce qu’en ce moment, je pense moins, je me pose moins de questions. J’ai plus d’énergie, plus envie de réaliser des projets. J’ai même enfin fabriqué ce range couvert que j’avais décidé de faire au début de mon arrêt de travail. Je vais bien et ça c’est cool. Et je ne veux même pas savoir ni pourquoi ni comment, juste que ça continue comme ça.

C’est tout ce que je vous souhaite pour 2023. Une bonne santé évidemment, mais surtout de vous sentir bien dans votre vie et d’être en paix dans votre cœur et votre esprit.

Bonne année !!!!!!

Image par Luiz Jorge de Miranda Neto- Luiz Jorge Artista de Pixabay 

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